Location ou achat d’une caméra d’inspection de canalisation : la décision se prend avec un calcul simple, le seuil de rentabilité. Il compare le coût réel d’une journée de location à Saint-Denis ou à Saint-Pierre au coût d’acquisition de l’équipement. Voici la méthode et les critères à vérifier avant de trancher.
Louer ou acheter : comment poser le calcul ?
La question ne se tranche pas au feeling. Elle se tranche avec deux chiffres seulement : le coût réel d’une journée de location, et le coût total d’acquisition de la caméra.
Le seuil de rentabilité s’obtient en divisant le coût d’acquisition par le coût réel d’une journée de location. Le résultat donne le nombre de journées d’intervention à partir duquel l’achat devient plus économique. La méthode s’applique aussi au leasing : prenez alors le loyer annuel au lieu du prix d’achat.
Un troisième paramètre entre dans le calcul : la disponibilité. Une caméra immobilisée en agence le samedi soir ne sert à rien sur un dégât des eaux. Une caméra rangée dans le fourgon, si.
Les ordres de grandeur transmis pour ce sujet — une journée de location et un nombre d’interventions annuel de bascule — doivent être confirmés auprès de votre loueur et de votre comptabilité. Ils varient selon le matériel prêté, la durée et le lieu de retrait.
- Coût affiché de la journée, plus forfaits week-end, caution et nettoyage
- Nombre de journées de location réellement facturées sur douze mois
- Coût d’acquisition, ou loyer annuel de leasing
- Entretien, pièces d’usure et formation à prévoir
- Temps de trajet aller-retour jusqu’au dépôt, non facturable
Ce qui pèse réellement sur une location à la journée dans le 974
À La Réunion, le déplacement vers le dépôt compte autant que la location elle-même. Entre Saint-Denis, Saint-Paul et Saint-Pierre, un aller-retour par la route du Littoral ou par Saint-Louis peut consommer une demi-journée d’atelier. Ce temps n’est pas refacturé au client.
Le prix affiché n’est pas le coût complet. Caution, forfait week-end, nettoyage, facturation à la demi-journée : demandez le détail écrit avant de signer le bon de location.
Contrôlez le matériel au retrait, et faites-le devant le loueur. Un hublot rayé ou un jonc de poussée plié se découvre sur le chantier, pas dans le magasin.
Enfin, un matériel de location est partagé. Il ne dispose pas toujours de l’enregistrement des images, alors que c’est souvent la pièce que le client ou le syndic réclame après l’intervention.
- Hublot de caméra : rayures et étanchéité
- Jonc de poussée : traces de pliure, raccords complets
- Batterie : autonomie annoncée, chargeur présent
- Enregistrement : support fourni, format de fichier lisible par le client
- Sonde de détection : présente et testée sur place
- Mallette et accessoires : inventaire au départ, utile pour la caution
Quels critères font pencher la balance vers l’achat ?
Trois signaux doivent vous alerter : vous louez plusieurs fois par mois, vous intervenez en urgence, ou vous remettez systématiquement un fichier vidéo au client. Dans ces trois cas, la location courte durée coûte plus cher en organisation qu’en argent.
À ces signaux s’ajoutent la prise en main et le service après-vente. Un équipement acheté sans formation ni pièces disponibles immobilise l’entreprise aussi sûrement qu’une panne.
Le tableau ci-dessous reprend les points à comparer, hors montants. Complétez-le avec vos propres chiffres avant de décider.
| Critère | Location à la journée | Achat ou leasing |
|---|---|---|
| Coût par intervention | Facturé à chaque sortie | Lissé sur la durée d’amortissement |
| Disponibilité | Horaires et stock du loueur | Dans le fourgon, week-end compris |
| Enregistrement client | Selon le matériel prêté | Fichier vidéo et photo remis au client |
| Détection de réseau | Souvent en option ou absente | Selon la configuration choisie |
| Entretien et SAV | À la charge du loueur | À votre charge, contrat à prévoir |
Comment transformer le contrôle caméra en prestation facturable
Un curage ou un débouchage se termine souvent sans preuve visuelle. Le passage caméra après intervention documente l’état réel de la conduite et clôt la discussion avec le client.
Pour un syndic, un bailleur ou un bureau d’études, l’enregistrement et le repérage des désordres comptent autant que l’image. Précisez le format de restitution dès le devis : fichier vidéo, repérage des défauts, commentaire audio.
La facturation d’un contrôle vidéo dépend du contexte : évacuation domestique, colonne en copropriété, réseau enterré. Les fourchettes citées couramment sur le marché local doivent être confirmées sur votre secteur. Elles ne constituent pas un tarif AGM TEC.
Une limite à annoncer clairement : une inspection vidéo ne remplace ni un essai d’étanchéité, ni une épreuve de pression. Dites ce que vous livrez, et ce que vous ne livrez pas.
- Fichier vidéo horodaté, remis sur clé USB
- Repérage des désordres avec le compteur métrique de l’enrouleur
- Commentaire audio pendant le passage
- Photo des points singuliers : raccord, regard, branchement
- Conclusion écrite séparant l’observé de l’interprété
Achat comptant, leasing ou location longue durée : que choisir ?
L’achat comptant convient quand la trésorerie le permet et que l’équipement tourne toute l’année. Il simplifie la gestion et évite les clauses de restitution.
Le leasing et la location longue durée lissent la dépense et intègrent parfois l’entretien. Comparez le coût total sur la durée, pas seulement la mensualité : options, franchise de remise en état, durée d’engagement.
Le traitement comptable et fiscal dépend de votre statut et de votre régime. Faites valider le montage par votre expert-comptable. AGM TEC est fabricant d’équipements d’inspection : nous ne délivrons pas de conseil fiscal.
Dans les trois cas, demandez une démonstration avant de vous engager. Un essai sur une canalisation réelle en dit plus qu’une fiche technique.
